Au volant de la recherche sur les âinés
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1. Pourquoi les médecins ne protègent-ils pas adéquatement la population en signalant les conducteurs âgés qui posent un danger ? Qu'est-ce que les médecins devraient faire autrement ?

2. Que fera le programme Candrive pour rendre nos routes plus sûres ?

3. Quand (ou à quel âge) une personne âgée devrait-elle cesser de conduire ?

4. Quelles sont les restrictions qui devraient être imposées aux conducteurs âgés ?

5. Est-ce que Candrive limitera les droits et libertés des conducteurs âgés ?

6. Est-ce que les conducteurs âgés devraient subir un examen annuel ?

7. Quelles sont les recommandations immédiates qui peuvent favoriser la sécurité routière ?

8. Est-ce qu'une famille peut demander la révocation du permis de conduire d'une personne âgée ?

9. Est-ce qu'on devrait révoquer le permis de conduire de toutes les personnes ayant la maladie d'Alzheimer (démence) ?

10. Est-ce que les organismes d'aînés ou le gouvernement vont appuyer vos règles régissant la conduite ? Quels appuis avez-vous obtenus jusqu'à présent ?

11. Pourquoi l'aptitude à conduire devient-elle une préoccupation dès l'âge de 65 ans (ou de 70 ans ) ? (Qu'est-ce qui fait que les personnes âgées sont des conducteurs imprudents ?)

12. Pourquoi ciblez-vous les personnes âgées alors qu’on devrait interdire à bon nombre de jeunes conducteurs de prendre le volant ?

13. Si vous suivez de près les accidents de la route en consultant une base de données du gouvernement, n'adoptez-vous pas une méthode orwellienne qui porte atteinte à la vie privée ?

14. Quels types de tests de dépistage recherchez-vous ? Est-ce que les ministères des transports devraient administrer ces tests à la place des médecins ?

15. Si on révoque le permis de conduire d'un conducteur âgé, ne risque-t-on pas de l'isoler ? Qu'est-ce que les membres de la famille et la collectivité peuvent faire pour contrer l'isolement des personnes âgées dont le permis de conduire a été révoqué ?

16. Certaines villes permettent aux conducteurs handicapés de conduire sous certaines conditions. Est-ce une bonne idée ?

17. Que se fixe Candrive comme but à long terme ?

18. S'il s'agit d'une subvention de recherche, y a-t-il un projet en particulier ?

19. Comment peut-on établir l'aptitude à conduire dans le bureau d'un médecin, sans observer la personne en question au volant ?

20. Comment les médecins s'y prennent-ils actuellement pour déterminer quand une personne doit cesser de conduire ? Quelles formations les médecins possèdent-ils pour pouvoir évaluer l'aptitude à conduire chez les personnes âgées ?


1. Pourquoi les médecins ne protègent-ils pas adéquatement la population en signalant les conducteurs âgés qui posent un danger ? Qu'est-ce que les médecins devraient faire autrement ? alt

Au Canada, bon nombre de médecins sont tenus par la loi d'établir si l'état de santé de leurs patients les rend inaptes à conduire un véhicule automobile, alors que leurs pendants dans plusieurs états américains et pays européens ne doivent pas se conformer à une telle obligation. Quoique la plupart des médecins canadiens soient malheureusement obligés de signaler tout patient dont l'état de santé le rend inapte à conduire un véhicule automobile, le Canada n'a jamais mis au point d'outils fiables pour les aider à dépister ces patients. On compte plusieurs médecins qui ne savent même pas si leurs patients âgés conduisent toujours un véhicule automobile. Par ailleurs, il arrive souvent qu'ils apprennent qu'un de leurs patients posait un danger sur la route après que celui-ci a été impliqué dans un accident de la route. Pour combler cette lacune, on élabore actuellement le programme de recherche Candrive, un programme qui aura pour but de doter les médecins de première ligne des outils dont ils ont besoin pour évaluer de façon précise, juste et équitable les risques au volant que posent leurs patients.

•  Partout au pays, les médecins ont besoin de tests de dépistage reconnus et approuvés pour pouvoir évaluer l'aptitude à conduire de leurs patients.

2. Qu'est-ce que le programme Candrive fera pour rendre nos routes plus sûres ? alt

Le programme Candrive se penche actuellement sur des solutions de rechange à la perte du privilège de conduire, telles que le réentraînement et les permis assortis de restrictions. Ce programme a pour but ultime «  d'assurer la sécurité des conducteurs âgés » . On sera malheureusement toujours aux prises avec une faible minorité de conducteurs âgés dont les troubles médicaux et fonctionnels se détériorent à un point tel qu'ils ne peuvent plus conduire en toute sécurité et profiter du réentraînement ou d'un permis de conduire assorti de restrictions en fonction de leur état de santé. En mettant au point des outils qui permettent de faire du dépistage précoce auprès de cette minorité, nous espérons prévenir certains accidents de la route et améliorer le bilan de sécurité routière de tous les conducteurs âgés.

•  La délivrance de permis de conduire sur mesure permettrait d'allonger la période pendant laquelle les conducteurs âgés peuvent conduire.

•  Le réentraînement permettrait aux conducteurs âgés de se recycler et d'obtenir de l'information sur l'adaptation de leur façon de conduire.

3. Quand (ou à quel âge) une personne âgée devrait-elle cesser de conduire ?alt

Il n'y a pas d'âge précis pour cesser de conduire. Toute personne devrait toutefois cesser de conduire lorsque ses aptitudes physiques, fonctionnelles et mentales se sont détériorées au point où elle pose un danger pour elle-même et les autres usagers de la route. Il s'agit ici essentiellement d'une question de capacités fonctionnelles ou d'aptitude à conduire et non d'âge. Étant donné que bon nombre de personnes font montre de prudence au volant tout au long de leur vie, leur aptitude à conduire devrait être évaluée au cas par cas.

•  Il s'agit d'une décision qui doit être fondée sur une évaluation individuelle.

4. Quelles sont les restrictions qui devraient être imposées aux conducteurs âgés ?alt

On ne devrait jamais imposer de restrictions sur les conducteurs âgés. On devrait toujours garder à l'esprit que la plupart des conducteurs âgés sont des conducteurs prudents et qu'ils constituent les conducteurs les plus expérimentés qui soient. Il s'agit ici essentiellement d'une question de capacités fonctionnelles ou d'aptitude à conduire et non d'âge. Étant donné que bon nombre de personnes font montre de prudence au volant tout au long de leur vie, leur aptitude à conduire devrait être évaluée au cas par cas.

5. Est-ce que Candrive limitera les droits et libertés des conducteurs âgés ?alt

Candrive a pour philosophie d'améliorer l'aptitude à conduire des conducteurs prudents et de les aider à conserver leur privilège de conduire. La meilleure façon de conserver ce privilège consiste à réduire au minimum le nombre d'accidents de la route mettant en cause des conducteurs dont l'état de santé les a rendus inaptes à conduire, réduisant ainsi au minimum la publicité négative entourant ces événements fâcheux. On peut y arriver de deux façons complémentaires :

[1] dépister les conducteurs présentant les signes précurseurs de risques accrus qui pourraient bénéficier du recyclage ou d'un permis de conduire assorti de restrictions et les aiguiller vers les programmes qui s'imposent et

[2] dépister les quelques conducteurs ayant des invalidités médicales et fonctionnelles qui les empêchent de conduire prudemment et les aider à trouver d'autres moyens de transport. Il s'agit de deux approches qui permettraient de réduire le nombre d'accidents de la route évitables mettant des conducteurs âgés en cause, qui réduiraient la couverture médiatique de ces événements tragiques et qui contribueraient donc à conserver le privilège de conduire de la majorité des conducteurs âgés qui font montre de prudence au volant. Autrement dit, nous nous fixons pour but « d'assurer la sécurité des conducteurs âgés » .

6. Est-ce que les conducteurs âgés devraient subir un examen annuel ?alt

Il s'agit là d'une question très importante sur laquelle plusieurs associations médicales, organismes gouvernementaux et chercheurs se sont penchés. Aucune étude menée jusqu'à présent ne s'est révélée concluante. On ne pourra donc répondre à cette question que lorsqu'on disposera d'outils de dépistage précis et justes que les professionnels de la santé pourront utiliser dans leur bureau. Candrive continuera à travailler à la mise au point de ces outils au cours des prochaines années.

7. Quelles sont les recommandations immédiates qui peuvent favoriser la sécurité routière ?alt

Voici certains signes révélateurs qui indiquent qu'un conducteur devrait obtenir l'avis de son médecin relativement à son aptitude à conduire :

•  Le conducteur se sent perdu ou a besoin que les occupants lui donnent les directions

•  Le conducteur oblige les autres usagers de la route à adopter une conduite préventive ou encore d'autres conducteurs lui manifestent souvent leur colère en lui donnant des coups de klaxon

•  Le conducteur a été impliqué dans des accidents ou accrochages sur un stationnement ou a eu plusieurs quasi-accidents ou contraventions

•  Les membres de la famille ou des amis hésitent à monter à bord de son véhicule

•  Le conducteur a moins confiance en son aptitude à conduire et se sent moins à l'aise sur la route

Pour de plus amples détails sur ces signes révélateurs, veuillez consulter « La conduite automobile et la démence : Trousse d'information » , à (http://www.Candrive.ca/En/Physician_Resources/toolkit.asp)

8. Est-ce qu'une famille peut demander la révocation du permis de conduire d'une personne âgée ?alt

Les membres de la famille ne peuvent demander qu'on révoque le permis de conduire d'une personne âgée. Par contre, s'ils entretiennent des doutes, ils devraient en discuter avec le médecin du conducteur âgé en question. Les renseignements, dont ils disposent, sont d'une importance capitale pour le médecin, car ils peuvent indiquer la présence d'un trouble médical non soigné ou inadéquatement soigné. Si on avise le médecin le plus tôt possible, on peut aider à faire reculer le nombre d'accidents de la route. N'oubliez pas que le médecin rencontre brièvement un conducteur âgé chaque année, alors que les membres de sa famille le voient probablement tous les jours, prennent place dans son véhicule et peuvent noter des symptômes qui changent ou qui se manifestent occasionnellement. Ces symptômes sont difficiles à déceler s'ils ne se manifestent pas le jour où le conducteur consulte son médecin. Il arrive souvent que les familles aient des renseignements plus détaillés sur la conduite que le médecin.

•  Les familles peuvent faire part de leurs préoccupations au médecin, mais ne peuvent pas demander la révocation du permis de conduire. Le médecin évaluera par la suite le patient.

9. Est-ce qu'on devrait révoquer le permis de conduire de toutes les personnes ayant la maladie d'Alzheimer (démence) ?alt

Non. Il importe de garder à l'esprit que ce n'est pas la simple présence de troubles médicaux, mais plutôt leur gravité et l'effet qu'ils ont sur les capacités fonctionnelles qui ont une incidence sur la conduite. Les personnes en phase initiale d'Alzheimer qui possèdent d'excellentes compétences de conduite peuvent demeurer des conducteurs prudents pendant une certaine période de temps . La révocation du permis de conduire peut par contre entraîner l'isolement social, une diminution de la qualité de vie et la dépression. Par conséquent, il ne faut pas révoquer un permis de conduire trop tôt ou lorsqu'il y a des solutions de rechange sécuritaires. C'est pour cette raison qu'il est important d'adopter une approche juste et souple qui se fonde sur l'aptitude à conduire et non sur une étiquette d'identification.

Néanmoins, l'Alzheimer est une maladie qui évolue et qui s'aggrave. Or, toute personne atteinte de cette maladie doit cesser de conduire lorsque la maladie a passé à la phase intermédiaire ou avancée. De plus, même si une personne en phase initiale d'Alzheimer est un conducteur prudent, elle devrait faire évaluer son aptitude à conduire à des intervalles réguliers (c.-à-d., tous les six mois) et sa famille devrait se préparer au moment où elle ne pourra plus conduire.

•  Chaque cas doit être évalué. Des évaluations devraient être effectuées régulièrement, parce que la démence (la maladie d'Alzheimer) est une maladie évolutive.

•  On devrait se pencher sur la gravité de la maladie et non sur sa présence.

10. Est-ce que les organismes d'aînés ou le gouvernement vont appuyer vos règles régissant la conduite ? Quels appuis avez-vous obtenus jusqu'à présent ?alt

Nous savons que si nous voulons mener des recherches, il nous faudra l'appui des organismes d'aînés, des associations médicales, des professionnels de la santé et des gouvernements.

Les différents ordres de gouvernement au Canada se préoccupent de la sécurité routière et savent que le vieillissement de la population se traduira par un plus grand nombre de conducteurs ayant une invalidité médicale ou fonctionnelle. Le gouvernement fédéral a, pour sa part, lancé l'initiative Vision sécurité routière 2010, qui porte entre autres sur les conducteurs âgés .

( http://www.tc.gc.ca/securiteroutiere/vision/2001/menu.htm )

Le Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé (CCATM), un organisme regroupant des représentants et chercheurs des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, a créé le Groupe de travail sur les conducteurs âgés et reconnu la nécessité de mener des recherches semblables à celles que mène Candrive.

Les régies des transports fédérale et provinciales nous ont accordé beaucoup d'appui et se sont à ce sujet dits prêts à faire équipe avec Candrive en vue de réaliser ses buts, soit d'améliorer l'évaluation de première ligne des conducteurs présentant des troubles médicaux ou fonctionnels et donc « d'assurer la sécurité des conducteurs âgés » .

L'appui et l'aide des organismes d'aînés viennent rehausser le programme de recherche Candrive. Nous avons rencontré plusieurs de ces groupes, dont l'Association canadienne des individus retraités et l'Association nationale des retraités fédéraux (ANRF).

La plupart des conducteurs âgés désirent continuer à conduire. À l'heure actuelle, certaines personnes ayant des limitations d'ordre médical et fonctionnel les rendant inaptes à conduire, continuent de conduire faute d'outils de dépistage. Lorsqu'elles sont impliquées dans un accident de la route, les personnes âgées ont droit à une grande couverture médiatique, qui les dépeint souvent comme des conducteurs imprudents. En revanche, bon nombre de conducteurs âgés prudents se font révoquer injustement ou trop tôt leur permis de conduire, encore une fois, faute d'outils de dépistage. Nous espérons que les organismes d'aînés se rendront compte que le programme Candrive constitue la meilleure façon de corriger cette situation injuste. Pour permettre aux conducteurs prudents de continuer à conduire, on doit mettre au point une méthode valide fondée sur la recherche et non sur l'opinion pour assurer l'évaluation juste des limitations d'ordre médical et fonctionnel qui ont une incidence sur l'aptitude à conduire. Au cours des prochaines années, Candrive continuera à travailler de concert avec les organismes d'aînés, afin de leur fournir de l'information et d'obtenir leurs conseils sur ces recherches.

•  Les ministères des transports et Vision sécurité routière 2010 reconnaissent qu'il est important d'aider les conducteurs âgés prudents à conserver leur permis de conduire.

•  Il s'agit d'une question de sécurité publique et de santé.

11. Pourquoi l'aptitude à conduire devient-elle une préoccupation dès l'âge de 65 ans (ou de 70 ans ) ? (Qu'est-ce qui fait que les personnes âgées sont des conducteurs imprudents ?)alt

Parce que bon nombre d'études ont révélé que le risque d'accident de la route par km parcouru double à partir de l'âge de 70 ans. Cette hausse du risque est probablement attribuable aux problèmes d'ordre médical et fonctionnel qui se multiplient. Par ailleurs, des recherches démontrent clairement que le taux de blessures graves et de décès dus aux accidents de la route monte en flèche chez les personnes ayant plus de 70 ans. Quoique la montée en flèche de ces deux taux soit importante au plan de la sécurité publique, il faut également maximiser la santé et accroître l'autonomie des personnes âgées. Nos recherches se concentrent sur les aspects médicaux et fonctionnels de la conduite et non sur l'âge. Le vieillissement va malheureusement souvent de pair avec de nombreux troubles médicaux et fonctionnels susceptibles d'influer sur l'aptitude à conduire .

•  Les problèmes d'ordre médical et fonctionnel se manifestent au fur et à mesure qu'on vieillit

•  Il faut réduire les taux de morbidité et de mortalité

Pourquoi ciblez-vous les personnes âgées alors qu'on devrait interdire à bon nombre de jeunes conducteurs de prendre le volant ?

Les conducteurs âgés et les jeunes conducteurs affichent des taux d'accidents de la route très élevés pour des raisons très différentes. Chez les jeunes conducteurs, c'est d'ordinaire la prise de risques sur la route qui occasionne des accidents. On mène toujours des recherches d'envergure sur la sécurité routière et les jeunes conducteurs. On sait aussi que les systèmes de délivrance graduelle de permis de conduire ont déjà permis de faire fléchir le nombre d'accidents de la route.

Les personnes âgées représentent le segment de la population de conducteurs connaissant le taux de croissance le plus marqué. En règle générale, les conducteurs âgés ne prennent pas de risques au volant. Ils affichent cependant un taux d'accidents de la route par km parcouru plus élevé, parce que la liste des troubles médicaux et fonctionnels s'allonge au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Le programme de recherche Candrive s'intéresse de près à l'incidence qu'ont ces troubles sur l'aptitude à conduire.

Nous savons, de plus, que le taux de blessures graves et de décès attribuables aux accidents de la route monte en flèche chez les personnes ayant plus de 70 ans. Il s'agit aussi d'un autre dossier qui touche la santé et l'autonomie des personnes âgées.

Autrement dit, Candrive répond au besoin de mettre au point des outils d'évaluation plus justes des conducteurs âgés et d'examiner des méthodes qui permettraient « d'assurer la sécurité des conducteurs âgés » et d'améliorer, par le fait même, la santé et l'autonomie des personnes âgées.

12. Pourquoi ciblez-vous les personnes âgées alors qu’on devrait interdire à bon nombre de jeunes conducteurs de prendre le volant ?alt

Les conducteurs âgés et les jeunes conducteurs affichent des taux d’accidents de la route très élevés pour des raisons très différentes. Chez les jeunes conducteurs, c’est d’ordinaire la prise de risques sur la route qui occasionne des accidents. On mène toujours des recherches d’envergure sur la sécurité routière et les jeunes conducteurs. On sait aussi que les systèmes de délivrance graduelle de permis de conduire ont déjà permis de faire fléchir le nombre d’accidents de la route.

Les personnes âgées représentent le segment de la population de conducteurs connaissant le taux de croissance le plus marqué. En règle générale, les conducteurs âgés ne prennent pas de risques au volant. Ils affichent cependant un taux d’accidents de la route par km parcouru plus élevé, parce que la liste des troubles médicaux et fonctionnels s’allonge au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Le programme de recherche Candrive s’intéresse de près à l’incidence qu’ont ces troubles sur l’aptitude à conduire.

Nous savons, de plus, que le taux de blessures graves et de décès attribuables aux accidents de la route monte en flèche chez les personnes ayant plus de 70 ans. Il s’agit aussi d’un autre dossier qui touche la santé et l’autonomie des personnes âgées.

Autrement dit, Candrive répond au besoin de mettre au point des outils d’évaluation plus justes des conducteurs âgés et d’examiner des méthodes qui permettraient « d’assurer la sécurité des conducteurs âgés » et d’améliorer, par le fait même, la santé et l’autonomie des personnes âgées.

13. Si vous suivez de près les accidents de la route en consultant une base de données du gouvernement, n'adoptez-vous pas une méthode orwellienne qui porte atteinte à la vie privée ?alt

Chaque participant aux projets de recherche Candrive donnera un consentement éclairé explicite pour que le ministère des transports de sa province puisse fournir leur dossier de conduite au programme Candrive. À l'heure actuelle, ce sont les ministères des transports provinciaux qui enregistrent ces données. Candrive respectera tous les protocoles de protection de la vie privée et de la confidentialité des données de ces ministères. Les recherches publiées ne comprendront aucune donnée permettant d'identifier une personne. Toute personne, qui ne veut pas que Candrive ait accès à son dossier de conduite, ne fera pas partie de la recherche. En fin de compte, Candrive n'accédera pas aux dossiers de conduite sans la compréhension et le consentement de chaque participant.

•  La permission initiale du participant

•  Le respect des lois sur la protection de la vie privé et de la confidentialité

14. Quels types de tests de dépistage recherchez-vous ? Est-ce que les ministères des transports devraient administrer ces tests à la place des médecins ?alt

Dans bon nombre de provinces, notamment l'Ontario, les médecins sont tenus par la loi de signaler tout conducteur qui, selon eux, présente un problème d'ordre médical pouvant avoir une incidence néfaste sur son aptitude à conduire. Même si la province leur a confié cette responsabilité, les médecins ne disposent d'aucun outil pour effectuer des évaluations précises et justes le plus rapidement possible. Les médecins ont besoin d'une série de tests faciles qu'ils pourront utiliser dans leur bureau afin de dépister les conducteurs qui posent un risque au plan de la sécurité ou qui ont besoin de subir des tests plus poussés. Étant donné qu'une évaluation de la sécurité au volant repose, en partie, sur une connaissance approfondie des troubles médicaux en mutation d'une personne, au moins une partie de l'évaluation devrait être effectuée par le médecin.

  • Dans la majorité des provinces, les médecins sont tenus par la loi de signaler au ministère des transports tout patient dont l'état de santé le rend inapte à conduire.

Ne dispose-t-on pas déjà de plusieurs programmes d'évaluation du conducteur, tels que DriveABLE ? Comment votre programme se démarque-t-il ?

Les programmes d'évaluation, auxquels vous faites allusion, diffèrent nettement des outils de dépistage que Candrive met actuellement au point. À titre d'exemple, les programmes d'évaluation spécialisés, tels que DriveABLE, se composent de tests informatisés et d'évaluations sur route. Le test de dépistage rapide, que met actuellement au point Candrive, pourra être effectué dans le bureau du médecin de famille et aidera le médecin à dépister les conducteurs prudents, les conducteurs qui posent un risque et les conducteurs devant prendre part à un programme d'évaluation spécialisé sur route pour une évaluation plus poussée.

15. Si on révoque le permis de conduire d'un conducteur âgé, ne risque-t-on pas de l'isoler ? Qu'est-ce que les membres de la famille et la collectivité peuvent faire pour contrer l'isolement des personnes âgées dont le permis de conduire a été révoqué ?alt

Lorsqu'une personne perd son privilège de conduire, elle perd non seulement un peu de son autonomie, mais elle risque également d'être coupée de sa famille, de ses amis et de la collectivité. Pour contrer le phénomène de l'isolement social, les membres de la famille et amis devraient voir à ce que la personne âgée continue de s'impliquer dans des activités communautaires, soit en la conduisant à ses rendez-vous et aux activités de loisirs, soit en l'aidant à trouver d'autres moyens de transport.

La collectivité devrait aussi faire sa part, en offrant d'autres services de transport et d'autres programmes et services de soutien pour combler l'écart.

    • Les familles et la collectivité devraient contrer le phénomène de l'isolement
    • Trouver d'autres moyens de transport

16. Certaines villes permettent aux conducteurs handicapés de conduire sous certaines conditions. Est-ce une bonne idée ?alt

Les personnes ayant des troubles médicaux et fonctionnels précis et dont le permis de conduire est assorti de restriction ne peuvent conduire que sous certaines conditions, telles que le jour, sur certaines routes non achalandées ou dans un rayon précis de leur maison. L'évaluation de la restriction à imposer se fait au cas par cas. Quoique toutes les provinces, à l'exception de l'Ontario, délivrent des permis de conduire assortis de restrictions, il importe de souligner que les règles et leur mise en application varient grandement d'une province à l'autre. Les organismes d'aînés, le ministère des Transports de l'Ontario et l' Ontario Medical Association s'intéressent pour leur part vivement à l'idée du permis de conduire assorti de restrictions. Il est clair que ce permis de conduire offre plus d'autonomie que la perte du privilège de conduire. Il permettrait également de réduire toute tension dans la relation médecin-patient si on l'offrait comme solution de rechange à la cessation totale d'usage d'une voiture.

Le concept des permis de conduire assortis de restrictions fut élaboré à partir du système de délivrance graduelle des permis de conduire pour les jeunes. Il y a de plus en plus de preuves voulant que le système de délivrance graduelle des permis de conduire en Ontario ait permis de réduire les risques d'accident de la route chez les jeunes conducteurs.

Le Dr Shawn Marshall (un membre de Candrive) a publié des données sur l'incidence positive qu'a eue le permis de conduire assorti de restrictions chez les personnes en Saskatchewan présentant des problèmes d'ordre médical (CMAJ 1 er oct. 2002). Afin de mieux comprendre les différences et de trouver le meilleur programme qui soit, le programme Candrive examinera les différents programmes de délivrance graduelle des permis de conduire au Canada et dans d'autres pays.

•  La délivrance de permis de conduire sur mesure permet aux personnes de conduire plus longtemps

•  La délivrance de permis de conduire sur mesure permet de répondre aux besoins de la personne

•  Ce genre de permis de conduire n'est pas offert dans toutes les provinces et pays et la délivrance varie d'un pays à l'autre

17. Que se fixe Candrive comme but à long terme ?alt

Candrive est un programme de recherche interdisciplinaire en santé qui s'intéresse à l'incidence qu'ont les troubles médicaux et fonctionnels sur l'aptitude à conduire. Candrive se fixe pour but à long terme  d'améliorer « la sécurité des conducteurs âgés » . Nous réaliserons ce but en élaborant des outils de dépistage que les médecins pourront utiliser dans leur bureau et en évaluant les méthodes visant à prolonger la période durant laquelle un conducteur âgé peut conduire grâce au réentraînement ou aux programmes de permis de conduire (assortis de restrictions) sur mesure. Il s'agit d'approches qui permettront, en bout de ligne, d'améliorer la santé et d'accroître l'autonomie des personnes ayant des limitations d'ordre médical ou fonctionnel. Les taux élevés de blessures graves et de décès chez les conducteurs âgés impliqués dans des accidents de la route nuisent à la santé et à l'autonomie.

•  Assurer la sécurité des conducteurs âgés

•  Réduire les taux de morbidité et de mortalité chez les conducteurs âgés et leurs occupants

18. S'il s'agit d'une subvention de recherche, y a-t-il un projet en particulier ?alt

Le programme de recherche Candrive englobe plusieurs projets, dont un projet majeur qui consiste en une étude qui suivra, pendant cinq ans, un groupe de conducteurs âgés choisis au hasard dans tous les coins du pays. Durant cette période, ces conducteurs devront subir chaque année plusieurs tests de dépistage cliniques. Les résultats de ces tests seront par la suite comparés au dossier de conduite aux ministères des transports. Ce projet permettra de mettre au point des outils de dépistage de conducteurs que les cliniciens pourront utiliser dans leur bureau.

Quant aux projets de recherche complémentaires, ils se pencheront sur des initiatives, telles que le réentraînement et le permis de conduire assorti de restrictions, en vue de prévenir la perte du privilège de conduire et de permettre aux conducteurs âgés de conduire en toute sécurité, et ce, plus longtemps.

Ces projets ont pour but ultime d'améliorer le bilan de sécurité des conducteurs âgés, d'assurer « la sécurité des conducteurs âgés » , ainsi que de maximiser la santé et d'accroître l'autonomie des personnes âgées.

•  Une étude d'envergure menée auprès d'un groupe de conducteurs âgés dans tous les coins du pays

•  Des études des programmes de réentraînement

•  Des études sur le permis de conduire assorti de restrictions et son efficacité

19. Comment peut-on établir l'aptitude à conduire dans le bureau d'un médecin, sans observer la personne en question au volant ?alt

Dans certains cas, des examens sur la route s'imposeront. Grâce à un outil de dépistage qu'ils pourront utiliser dans leur bureau, les médecins pourront dépister les personnes qui sont inaptes à conduire, celles qui semblent encore aptes à conduire en toute sécurité et celles qui ont besoin de tests plus poussés ou éventuellement de subir des examens sur la route. Cela serait néanmoins injuste pour les personnes âgées (c.-à-d., coûts, temps et stress). Étant donné que nous n'avons pas suffisamment de responsables pour faire subir chaque année des examens sur la route à chaque conducteur ayant des troubles médicaux ou fonctionnels, nous nous devons toutefois d'être pratiques et d'utiliser les ressources médicales mises à notre disposition. Grâce aux bons outils, les médecins pourront mieux effectuer bon nombre de ces évaluations.

•  Une évaluation préliminaire nous permettra, par exemple, de déterminer si des évaluations plus poussées et d'éventuels examens sur la route s'imposeront.

20. Comment les médecins s'y prennent-ils actuellement pour déterminer quand une personne doit cesser de conduire ? Quelles formations les médecins possèdent-ils pour pouvoir évaluer l'aptitude à conduire chez les personnes âgées ?alt

Nous ne le savons pas vraiment. Toutefois, même si les médecins sont tenus par la loi de signaler les patients ayant des troubles médicaux pouvant influer sur leur comportement au volant, on compte peu de médecins qui reçoivent une formation précise sur l'évaluation d'un conducteur. Les antécédents médicaux et l'examen physique ont été mis au point afin de dépister les maladies et non d'évaluer l'aptitude à conduire prudemment. Les médecins ne disposent donc pas de bons outils pour évaluer l'aptitude à conduire dans leur bureau.

Par conséquent, les personnes ayant des limitations d'ordre médical ou fonctionnel qui les rendent inaptes à conduire continuent de le faire, alors que d'autres conducteurs se voient révoquer leur permis de conduire injustement ou trop tôt.

Ce manque d'outils et de formation, allié à la situation injuste et dangereuse qui en découle, vient souligner le besoin urgent en recherche que mène Candrive.

 
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